Ouvrir un bar : où s'installer et quels chiffres viser
Le premier obstacle, pour un bar, est souvent juridique : trouver une licence IV transférable. Vient ensuite l'emplacement : la terrasse, la visibilité et une clientèle d'habitués y comptent davantage que le nombre brut d'habitants.
Mis à jour le · sources citées en fin de page
Votre adresse, vos chiffres
L'étude compte les habitants et les concurrents autour de votre adresse, chiffre le potentiel pour un bar et rend un verdict. Le nombre d'habitants de votre zone s'affiche gratuitement, avant tout paiement.
Étudier une adresse · 29 €L'activité en chiffres
Combien d'habitants faut-il pour ouvrir un bar ?
En France, on compte en moyenne un établissement pour environ 1 850 habitants. Ce ratio national sert de point de départ ; la décision se prend sur le nombre d'habitants par point de vente dans votre zone, votre établissement compris. Pour cette activité, la zone de chalandise type est de 8 minutes à pied autour du local.
Sous 800 habitants dans cette zone, ÉtudeMarché Pro juge le marché trop étroit pour un nouvel établissement, même sans aucun concurrent, et le verdict ne peut pas être favorable.
Quel chiffre d'affaires espérer ?
Un établissement du secteur réalise un chiffre d'affaires annuel type d'environ 165 k€ HT : 80 k€ pour un petit, 320 k€ pour un grand. Pour une adresse donnée, le potentiel se calcule à partir des dépenses des habitants. Voici le raisonnement, simplifié :
- Une zone de 5 500 habitants qui dépensent chacun environ 130 € par an dans la catégorie représente 715 k€ de dépenses annuelles.
- Environ 45 % de ces dépenses se font près de chez soi, soit 322 k€ pour les commerces de la zone.
- Avec deux concurrents déjà en place, ce marché se partage en trois : en théorie, 107 k€ par an pour chacun, une fois la clientèle constituée.
L'étude affine chacune de ces étapes avec le niveau de vie et l'âge des habitants au carreau de 200 m, la clientèle venue de l'extérieur dans les pôles commerciaux et les concurrents indirects, puis chiffre trois scénarios (prudent, central, favorable). Côté loyer, le repère pour cette activité est de ne pas dépasser environ 10 % du chiffre d'affaires.
Peut-on créer une nouvelle licence IV ?
Non. Aucune licence IV nouvelle ne peut être créée (code de la santé publique, art. L3332-2) : il faut en racheter une et la transférer, dans le département ou, sous conditions, dans un département voisin (L3332-11). Une licence III ne peut être ouverte que si la commune compte moins d'un débit de boissons pour 450 habitants (L3332-1). Des zones protégées autour des écoles, des établissements de santé et des équipements sportifs peuvent aussi interdire l'ouverture (L3335-1).
Réglementation à vérifier avant de signer
- Aucune licence IV nouvelle ne peut être créée (code de la santé publique, art. L3332-2) : il faut en acheter une et la transférer (dans le département, ou dans un département voisin sous conditions, L3332-11). Une licence III ne peut être ouverte qu'en dessous d'un débit pour 450 habitants dans la commune (L3332-1). Vérifiez sur Légifrance l'état de la proposition de loi sur les licences IV rurales avant de vous engager.
- Permis d'exploitation obligatoire (formation de 20 h) ; zones protégées fixées par arrêté préfectoral autour des établissements scolaires, de santé et sportifs (L3335-1).
Les textes sont cités dans leur version en vigueur à la date de mise à jour de cette page. Vérifiez la version actuelle sur Légifrance, ou auprès de votre CCI ou de votre CMA.
Ce qui fait la différence pour un bar
- Licence disponible et transférable à un prix soutenable.
- Terrasse et visibilité.
- Animation et clientèle d'habitués.
Ce que mesure l'étude d'implantation
Pour cette activité, l'étude retient comme concurrents directs les établissements actifs du registre SIRENE classés 56.30Z (Débits de boissons), soit 56.30Y en NAF 2025, la nomenclature du registre à partir de 2027, et comme concurrents indirects 56.10A (Restauration traditionnelle). Les trois critères qui pèsent le plus dans le score sont environnement & flux (26 %), taille du marché (20 %) et concurrence (18 %). Vous pouvez ajuster ces pondérations avant de lancer l'étude.
Questions fréquentes
- Combien de bars une zone peut-elle accueillir ?
- Divisez la population de votre zone de chalandise par 1 850, le nombre moyen d'habitants par établissement en France : une zone de 5 500 habitants peut en accueillir environ 3, le vôtre compris. S'il y en a déjà davantage, la concurrence y est plus dense que la moyenne ; pour le vérifier, l'étude compte les établissements actifs du registre SIRENE autour de votre adresse.
- Quel loyer viser pour un bar ?
- Au plus 10 % du chiffre d'affaires prévisible : c'est le repère retenu par ÉtudeMarché Pro pour cette activité. Pour un établissement type à 165 k€ de chiffre d'affaires annuel, cela représente environ 1 375 € HT par mois. Au-delà, la rentabilité devient difficile.
- Combien coûte une étude d'implantation pour un bar ?
- Sur ÉtudeMarché Pro, une étude complète coûte 29 € : population au carreau de 200 m, concurrents du registre SIRENE, potentiel de chiffre d'affaires en trois scénarios, verdict et rapport PDF. Le nombre d'habitants de la zone s'affiche gratuitement, avant tout paiement.
Sources
- INSEE Première n° 2123 (36 200 débits de boissons ; CA médian 165 k€)
- INSEE, Ésane 2023 — chiffre d'affaires par entreprise et ratios par sous-classe NAF
- INSEE, Budget de famille 2017 — dépenses par quintile de niveau de vie (indices)
- INSEE, enquête Sine (génération 2018) — survie des entreprises à 5 ans
- Le détail des calculs : méthode et sources.