Ouvrir une épicerie : où s'installer et quels chiffres viser
Une épicerie de proximité se joue à quelques minutes à pied : on y vient pour se dépanner, et pour ses horaires larges. L'étude ne s'arrête pas à l'épicier d'à côté : elle compte aussi, comme concurrents indirects, les supérettes de réseau et le supermarché le plus proche.
Mis à jour le · sources citées en fin de page
Votre adresse, vos chiffres
L'étude compte les habitants et les concurrents autour de votre adresse, chiffre le potentiel pour une épicerie et rend un verdict. Le nombre d'habitants de votre zone s'affiche gratuitement, avant tout paiement.
Étudier une adresse · 29 €L'activité en chiffres
Combien d'habitants faut-il pour ouvrir une épicerie ?
En France, on compte en moyenne un établissement pour environ 1 930 habitants. Ce ratio national sert de point de départ ; la décision se prend sur le nombre d'habitants par point de vente dans votre zone, votre établissement compris. Pour cette activité, la zone de chalandise type est de 7 minutes à pied autour du local.
Sous 1 500 habitants dans cette zone, ÉtudeMarché Pro juge le marché trop étroit pour un nouvel établissement, même sans aucun concurrent, et le verdict ne peut pas être favorable.
Quel chiffre d'affaires espérer ?
Un établissement du secteur réalise un chiffre d'affaires annuel type d'environ 420 k€ HT : 200 k€ pour un petit, 1,2 M€ pour un grand. Pour une adresse donnée, le potentiel se calcule à partir des dépenses des habitants. Voici le raisonnement, simplifié :
- Une zone de 6 000 habitants qui dépensent chacun environ 240 € par an dans la catégorie représente 1,44 M€ de dépenses annuelles.
- Environ 50 % de ces dépenses se font près de chez soi, soit 720 k€ pour les commerces de la zone.
- Avec deux concurrents déjà en place, ce marché se partage en trois : en théorie, 240 k€ par an pour chacun, une fois la clientèle constituée.
L'étude affine chacune de ces étapes avec le niveau de vie et l'âge des habitants au carreau de 200 m, la clientèle venue de l'extérieur dans les pôles commerciaux et les concurrents indirects, puis chiffre trois scénarios (prudent, central, favorable). Côté loyer, le repère pour cette activité est de ne pas dépasser environ 6 % du chiffre d'affaires.
Faut-il une licence pour vendre de l'alcool dans une épicerie ?
Oui : une « petite licence à emporter » pour les boissons du troisième groupe (vin, bière, cidre…) ou une « licence à emporter » pour toutes les boissons (code de la santé publique, art. L3331-3). Pour vendre de l'alcool entre 22 heures et 8 heures, il faut en plus une formation spécifique (L3331-4) ; le maire peut aussi interdire la vente à emporter entre 20 heures et 8 heures (L3332-13).
Réglementation à vérifier avant de signer
- Vente d'alcool à emporter : « petite licence à emporter » ou « licence à emporter » (code de la santé publique, art. L3331-3) ; formation obligatoire pour vendre entre 22 h et 8 h (L3331-4) ; le maire peut interdire la vente à emporter entre 20 h et 8 h (L3332-13).
- Autorisation d'exploitation commerciale (CDAC) au-delà de 1 000 m² de surface de vente (code de commerce, art. L752-1).
Les textes sont cités dans leur version en vigueur à la date de mise à jour de cette page. Vérifiez la version actuelle sur Légifrance, ou auprès de votre CCI ou de votre CMA.
Ce qui fait la différence pour une épicerie
- Visibilité et passage.
- Amplitude horaire (soir, dimanche matin).
- Assortiment adapté : frais, produits locaux, dépannage.
Ce que mesure l'étude d'implantation
Pour cette activité, l'étude retient comme concurrents directs les établissements actifs du registre SIRENE classés 47.11B (Commerce d'alimentation générale), 47.11C (Supérettes), soit 47.11G, 47.11H en NAF 2025, la nomenclature du registre à partir de 2027, et comme concurrents indirects 47.11D (Supermarchés), 47.21Z (Commerce de détail de fruits et légumes), 47.29Z (Autres commerces de détail alimentaires). Les trois critères qui pèsent le plus dans le score sont taille du marché (26 %), concurrence (26 %) et environnement & flux (24 %). Vous pouvez ajuster ces pondérations avant de lancer l'étude.
Questions fréquentes
- Combien d'épiceries une zone peut-elle accueillir ?
- Divisez la population de votre zone de chalandise par 1 930, le nombre moyen d'habitants par établissement en France : une zone de 6 000 habitants peut en accueillir environ 3, le vôtre compris. S'il y en a déjà davantage, la concurrence y est plus dense que la moyenne ; pour le vérifier, l'étude compte les établissements actifs du registre SIRENE autour de votre adresse.
- Quel loyer viser pour une épicerie ?
- Au plus 6 % du chiffre d'affaires prévisible : c'est le repère retenu par ÉtudeMarché Pro pour cette activité. Pour un établissement type à 420 k€ de chiffre d'affaires annuel, cela représente environ 2 100 € HT par mois. Au-delà, la rentabilité devient difficile.
- Combien coûte une étude d'implantation pour une épicerie ?
- Sur ÉtudeMarché Pro, une étude complète coûte 29 € : population au carreau de 200 m, concurrents du registre SIRENE, potentiel de chiffre d'affaires en trois scénarios, verdict et rapport PDF. Le nombre d'habitants de la zone s'affiche gratuitement, avant tout paiement.
Sources
- INSEE, part des petits commerces d'alimentation générale dans le commerce alimentaire (8,7 % en 2025)
- INSEE, Base permanente des équipements 2025 — nombre d'établissements en France
- INSEE, Ésane 2023 — chiffre d'affaires par entreprise et ratios par sous-classe NAF
- INSEE, comptes nationaux 2025 — consommation des ménages par fonction
- INSEE, Budget de famille 2017 — dépenses par quintile de niveau de vie (indices)
- INSEE, enquête Sine (génération 2018) — survie des entreprises à 5 ans
- Le détail des calculs : méthode et sources.